Kingyo : un délice aussi pour les yeux
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Kingyo : un délice aussi pour les yeux

Le sushi n’a plus besoin de convaincre, et compte depuis plusieurs années des millions de convertis. Son internationalisation a permis à de nombreux chefs de le revisiter et de l’inclure dans la cuisine fusion. Aujourd’hui, le sushi s’est éloigné de son aïeul, le sushi japonais traditionnel, dans son goût mais aussi dans son aspect visuel. Il est plus coloré, plus flamboyant: une véritable œuvre d’art!

Et certains restaurants, comme le Kingyo, ont fait du sushi esthétique leur spécialité. Sur sa carte, les sushis ressemblent à des oiseaux de paradis, des jardins colorés et des chapeaux fleuris. De minis œuvres d’art qui mettent d’emblée l’eau à la bouche. «La première chose que l’on fait lorsque l’on voit son assiette de sushis arriver, c’est de manger avec les yeux», constate Chau Nguyen, le chef cuisinier du Kingyo, qui accorde une place très importante à la composition visuelle de ses sushis et leur harmonie dans l’assiette.

Il a à son actif une trentaine de créations qu’il met en valeur grâce à des accords de formes et de couleurs. Son inspiration, il la puise dans ses précédentes expériences professionnelles, notamment dans la cuisine française, mais aussi dans les livres et dans les différents ingrédients qu’il utilise.

«Je joue beaucoup avec les couleurs, le défi est de les faire ressortir. Nous avons la chance de travailler avec des poissons de différentes couleurs: le thon rouge, le saumon orangé et les poissons à chair blanche», précise le chef. L’important pour Chau Nguyen est de rester «le plus simple possible, de façon à ce que les gens distinguent les ingrédients principaux dans l’assiette».

tibet

Toutefois, si l’on compare avec l’esthétique épurée des sushis japonais traditionnels, les sushis du Kingyo sont radicalement différents. Sur le menu du restaurant, on retrouve des makis printaniers surmontés d’une gerbe de fleurs créée par des légumes et des herbes fraîches, ou un radis découpé en fleur de lotus sur son lit de fins makis orangés, flottant tels des nénuphars sur une sauce de la même couleur.

«J’aime les sushis traditionnels, mais moi j’ai besoin de quelque chose de plus créatif», confie Chau. Mais si l’esthétique du sushi a son importance, pour lui le goût reste toutefois primordial.

Kingyo
75, boulevard des Châteaux, #116 – Blainville
450 420-0731
www.kingyosushi.com